EMIGRES
le 17 septembre 1792
à Corsavy, à la maison du sieur Vilanove et Delaris, lieu des séances de la commune de Corsavy, se sont présentés:
Jérôme Cavaller-Descatllar, prêtre, originaire d'Ille
Jean Vilanove, prêtre, originaire de Céret
Joseph Delaris, prêtre et curé pendant 6 ans de la paroisse St Martin de Corsavy
Joseph Costa, prêtre, docteur es lois, originaire de St Laurent de Cerdans
Pierre Costa, prêtre, originaire de St Laurent de Cerdans
Ils déclarent qu'ils doivent partir pour s'en aller en Espagne pour obéir à la loi du 25 août dernier qui ordonne l'éloignement des prêtres, sans distinction, du département des Pyrénées-Orientales.
En conséquence, nous leur avons délivré leurs passeports, conformément à la loi.
En outre, Joseph Delaris, déclare qu'il ne prétend pas par son éloignement renoncer au titre de sa cure, au contraire, il prétend y être attaché irrévocablement.18 thermidor An 2 ( 5 août 1794)
Les personnes suspectes s'en allèrent avec les scélérats espagnols le 1° mai et sont les nommés Jacques Deit-Gonard et Jean Marcé. Ils n'ont plus retourné. A notre commune, nous ne voyons personne qui ne soit bien lié avec la chère patrie.
signé: Vilanove et Darguines, maireVente des biens des émigrés
1) Michel Caballer-Descatllar d'Ille
Mouli Bell à Marie Maler, d'Arles
minière de las canals en partie à Marie Maler d'Arles l'autre partie à la République
mouli d'en Maler à Sébastien Gursa, cordonnier à Corsavy
Gouzach à Villeneuve de Céret
Vilalte et Can Balmanye à vve Juste Batlle et vve Marie Gursa de Corsavy
2) Louis Costa-Serradell
La Farga, forge, Martinet et maison à Roussillon Antoine, médecin à Paris
le moulin à farine à Michel Fondecave et associés à Serralongue
Cac Pinous à Michel Fondecave et associés à Serralongue
Mas de 1'oum gros et petit à Michel Fondecave et associés à Serralongue
Al Casot à Michel Fondecave et associés à Serralongue
Minière de las Aïgues Blanques à la République
3) Abdon de Noell de St Laurent de Cerdans
minière del Pou à la République
4) Marguillerie de St Pierre d'Arles
minière de San Pere à la République7 fructidor An 2 ( 24 août 1794)
Céret,
Au maire de Corsavy
II y a certainement lieu d'être étonné de la négligence que vous apportez à répondre à mes lettres qui ne demandent que l'intérêt de la République. Je vais vous le répéter, et je n'attends que cette dernière preuve pour faire connaître votre mauvaise volonté.
Je vous demande dans 3 jours:
1° l'état des biens possédés par les Espagnols dans votre commune
2° les noms des père et mère des émigrés
3° l'état de leurs biens et la côte de leur imposition
L'agent national du district15 fructidor An 2 ( 1 septembre 1794)
Massote, membre du district de Céret
Au maire de Corsavy,
Citoyen,
Vous êtes prié, par la présente, à prendre des moyens pour que le 17 du courant au soir, les vaches de l'émigré Soudries d'Arles, soient à Arles, et de les faire mener à la maison de Soudries. Le conducteur pourra conjointement avec deux autres boeufs du même émigré les conduire vers le district de Céret, Ce conducteur y sera payé de ses journées.12 fructidor An 3 ( 27 août 1795)
II n'y a aucun émigré dans notre commune
signé: Fondecave, maireJacques Deit
10 floréal An 4 ( 30 avril 1796)
Jacques Deit est parti le 12 floréal An 2 ( 2 niai 1794) , n'étant ni prêtre, ni. ex-noble, et il est rentré le 29 vendémiaire An 4 ( 21 octobre 1795)
signé: Fondecave, agent municipal« …forcé, par les persécutions qu’il essuya, de quitter le territoire français après le mois de mai 1793, il soupirait après l’instant où il pourrait rentrer dans sa patrie que la loi du 22 nivôse lui en ayant fourni le moyen, il revint et se proposait de faire les agences nécessaires pour obtenir sa radiation »
Rayé de la liste des émigrés le 7 thermidor An 8, car rentré en France avant le 4ième complémentaire An 3Joseph Casademont
le 30 brumaire An 8 ( 21 novembre 1799)
du Castillet, au maire de Corsavy,
Citoyen,
Ce, pour vous dire que je prends la liberté de vous écrire, me voyant abandonné de ma femme; depuis 8 mois elle ne n'a rien donné en cet état, réduit à la plus grande misère, réduit au pain et à l'eau. Ma femme m'a tellement abandonné qu'elle ne veut même pas tirer les lettres que je lui envoie par la poste. Cependant je crois sortir bientôt, et comme vous êtes humain et que vous considérez bien les pauvres, si vous pouvez me secourir de quelque chose, pour tâcher de sortir au plus tôt de cette malheureuse captivité, je vous serai fort obligé; je crois que le Département n'enverra à la surveillance de la municipalité; la gloire vous en demeurera, et à moi, une éternelle reconnaissance.
Salut et respect.Joseph Casademon
3 prairial An 8 ( 3 juin 1800)
Corsavy,
Ce jourd'hui, nous avons rendu réponse du serment de maire, je, Jean-Antoine Vilanove et le citoyen Pierre Marcé, adjoint, et nous avons répondu que Joseph Casademont, prévenu d'émigration, s'en est allé à Banat, commune de Prats de Mollo ou du Tech.
De plus, nous avons dit que Jacques Deit, prévenu de migration, s'a rétrogradé par la loi, et qu'il est en réclamation au citoyen Lacour, sous-préfet à Céret.11 prairial An 8 (11 juin 1800)
Corsavy,J'ai reçu une lettre du sous-préfet Lacour qui me marque ou jointe la pétition de Catherine Vilar femme de Jacques Deit émigré n" 26861. Les experts doivent lui estimer terres à sa concurrence pour son dot.
le 22 messidor An 8 { 18 juillet 1800)
Le sous-préfet de Céret
au Maire de Corsavy,
Le Préfet du Département me prévient que le ministre de la Police générale l'a autorisé à mettre en liberté définitive le nommé Joseph Casademont de votre commune. Je vous charge de lai notifier qu'il n'est plus sous surveillance et qu'il peut, dès ce moment, jouir de la plénitude des droits de citoyen français.